« Le fruit est succulent, mais l’arbre redoutable. » Cette phrase résume bien la dualité de la figue de Solliès. À l’approche du vingtième anniversaire de l’Appellation d’origine protégée, vous découvrirez pourquoi ce fruit fascine autant qu’il met à l’épreuve les producteurs.
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Une histoire ancrée entre La Farlède et La Crau
Entre La Farlède et La Crau, Daniel Suzanne organise son année au rythme des figuiers. Il exploite aujourd’hui 6,5 hectares de figuiers et 2,5 hectares de pivoines. Vous sentez tout de suite l’attachement à la terre familiale.
Il est venu à l’agriculture pour la qualité de vie et pour être son propre patron. La figue s’est imposée naturellement. Il y en a toujours eu sur l’exploitation familiale.
Pourquoi la figue de Solliès est singulière
La AOP figue de Solliès fête ses 20 ans le 6 juin. L’appellation protège une variété précise. C’est la violette. La charte définit la forme, le taux de sucre, la jutosité et les règles phytosanitaires.
Le but initial était clair. Se différencier des importations, notamment turques. Les prix sont restés stables. Mais l’AOP a apporté une valeur ajoutée. Elle rassure le consommateur face à des fruits qui se ressemblent à l’œil nu.
L’arbre est redoutable : précautions et latex
La figue est la fleur de l’arbre. Mais le figuier protège farouchement son fruit. Son latex peut provoquer des brûlures sur la peau et des lésions aux yeux. Pour travailler l’arbre, il faut se couvrir intégralement. Mains, bras et visage doivent être protégés.
Cela surprend beaucoup de gens qui ne connaissent pas la culture. Vous comprenez vite que la beauté du fruit cache une défense naturelle efficace.
Les ennemis du figuier
Cochenille : le défi majeur
Autrefois, la cochenille faisait une génération par an. Chaque femelle pouvait engendrer environ 300 à 400 petits. Avec le réchauffement climatique, la situation a changé. On observe désormais 3 à 4 générations par an.
Le résultat est lourd. Des cochenilles envahissent parfois les arbres en pleine récolte. Trouver une solution durable est la priorité actuelle de la filière.
Mouche de la figue et autres ravageurs
La mouche de la figue représente une menace supplémentaire. Le charançon a déjà frappé. Il a coûté près de 20 hectares à l’appellation. Des mesures ont permis de contenir le fléau.
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Pourtant le danger persiste. Des arbres sauvages ou des jardins privés non traités servent de refuges aux insectes. Les producteurs doivent rester vigilants.
Climat et calendrier : des vendanges qui avancent
Vous pensez peut-être que la récolte se décale. Pour l’instant, la cueillette commence toujours autour du 15 août. Mais le pic de récolte arrive plus tôt. Les chaleurs estivales accélèrent la maturation.
Ce décalage modifie la gestion du travail et la logistique. Il impose des ajustements pour que la qualité reste constante.
Quelles priorités pour l’avenir ?
La filière met l’accent sur la lutte contre la cochenille. Elle cherche aussi des solutions pour la mouche de la figue. Maintenir les standards de l’AOP demeure essentiel.
La sensibilisation des particuliers est aussi une clé. Des arbres non traités en bordure de rivière peuvent compromettre les efforts des producteurs professionnels. La coopération sur le territoire est donc indispensable.
Pourquoi acheter une figue AOP ?
Quand vous choisissez une figue AOP de Solliès, vous achetez une garantie. Vous savez la variété et la qualité. Vous soutenez des exploitants qui respectent des critères précis.
Pour fêter les 20 ans, c’est l’occasion de goûter un fruit typique de Provence. Et de découvrir un patrimoine agricole qui a su traverser des crises et garder son identité.
Envie d’en savoir plus ou de participer aux festivités ? Renseignez-vous localement. La figue a une histoire et elle mérite d’être goûtée en connaissance de cause.


