Imaginez un filet de saumon qui a le même goût, la même texture, mais qui n’a jamais nagé dans l’océan. C’est déjà une réalité dans la Silicon Valley. Une start-up appelée Wildtype cultive du saumon en laboratoire et vous pourriez bientôt le trouver dans les assiettes et les rayons.
Voir le sommaire
Comment Wildtype produit du saumon cultivé
La méthode commence par des prélèvements de cellules sur un vrai saumon du Pacifique. Ces cellules vivent ensuite dans un grand réservoir. Ce liquide nutritif leur fournit tout ce dont elles ont besoin pour se multiplier.
Après quelques jours de croissance, les cellules sont rincées dans une centrifugeuse. On les mélange alors à des ingrédients végétaux. Le tout est assemblé pour recréer l’apparence et la texture d’un morceau de saumon.
- Clafoutis aux cerises : « Il m’a fallu 50 ans pour découvrir cette recette sans œufs, encore meilleure et qui me rappelle celui de ma grand-mère »›
- « Mon potager déborde de fraises, je ne sais plus quoi en faire » : mes 5 recettes vide-barquettes pour le printemps !›
- Je travaille dans une boulangerie, et voici le détail essentiel à repérer pour savoir si vos pâtisseries sont surgelées ou faites sur place›
Selon le washington post, il faut environ deux semaines pour obtenir 220 grammes de produit. En comparaison, un saumon d’élevage ou sauvage met près de deux ans pour arriver à maturité. Ce gain de temps change beaucoup de choses.
Qui sont les fondateurs et quelle est leur vision
Wildtype est portée par deux cofondateurs aux parcours très différents. Justin Kolbeck a travaillé au ministère des Affaires étrangères. Son expérience en Afghanistan l’a sensibilisé aux enjeux alimentaires et climatiques. Aryé Elfenbein est cardiologue. Il explique que le saumon est « cultivé » et compare le procédé au brassage de la bière. Ils insistent sur le fait que la technique vise la qualité. Des années de recherches ont réduit les coûts de production. Et ils misent sur une baisse supplémentaire si la production devient courante.
Où trouve-t-on déjà ce saumon et quel goût a-t-il ?
Le produit n’est pas resté au stade du laboratoire. Il figure aujourd’hui sur la carte de restaurants et de bars à sushis à Portland, Seattle et en Californie. Un journaliste de Fast Company qui a goûté le saumon témoigne qu’il a le vrai goût du saumon. L’ironie attire l’attention. Des milliards sont investis pour produire quelque chose qui, au final, ressemble à ce que vous connaissez.
Les avantages clairs — et les limites à connaître
Le saumon cultivé présente plusieurs avantages concrets. Il réduit l’impact environnemental lié à la pêche et à l’élevage intensif. Il évite le sacrifice d’animaux. Il limite aussi l’exposition au mercure et aux microplastiques présents parfois dans le poisson sauvage.
- «Non, elles ne sont pas bourrées de pesticides»: les tomates espagnoles veulent redorer leur image›
- 1 seule boîte d’œufs, 4 apéros à table : variantes d’œufs mimosa qui épateront sans vider le porte-monnaie !›
- Cette habitude que vous avez avec vos œufs par temps chaud pourrait pourtant vous rendre très malade›
Cependant, tout n’est pas réglé. La réglementation varie selon les États. Certains, comme la Floride, interdisent encore la production d’aliments animaux en laboratoire. La montée en échelle industrielle reste complexe. Il faut des infrastructures, des matières premières et une acceptation par le grand public. Le coût doit encore baisser pour devenir compétitif en supermarché.
Ambitions commerciales et enjeux pour la filière
Wildtype vise désormais la grande distribution. L’objectif est d’arriver un jour dans les rayons de Walmart. Si cela se réalise, le marché du saumon pourrait changer rapidement. Les acteurs de la pêche, les producteurs et les distributeurs devront s’adapter.
Sur le plan environnemental, un succès à grande échelle pourrait diminuer la pression sur les stocks marins. Mais il soulève aussi des questions sur les emplois locaux et sur la gouvernance des technologies alimentaires.
- Clafoutis aux cerises : « Il m’a fallu 50 ans pour découvrir cette recette sans œufs, encore meilleure et qui me rappelle celui de ma grand-mère »›
- « Mon potager déborde de fraises, je ne sais plus quoi en faire » : mes 5 recettes vide-barquettes pour le printemps !›
- Je travaille dans une boulangerie, et voici le détail essentiel à repérer pour savoir si vos pâtisseries sont surgelées ou faites sur place›
Faut-il s’y attendre dans votre assiette ?
La réponse est : probablement oui, à moyen terme. La technologie progresse. Les tests gustatifs sont encourageants. La réglementation évolue lentement mais change aussi. Si vous êtes curieux, vous pourriez bientôt choisir entre un saumon sauvage, d’élevage ou cultivé au supermarché.
Voulez-vous goûter un saumon fabriqué en laboratoire si cela réduit l’empreinte écologique et élimine le mercure ? C’est une question de préférences personnelles. Et de confiance dans la sécurité alimentaire. Le débat est ouvert. Et il vous concerne.

