Au marché, un vieux maraîcher m’a soufflé une astuce si simple que je l’ai d’abord prise pour une légende. Et puis j’ai essayé. Résultat : des plants vigoureux, moins d’arrosage et des paniers de tomates plus lourds que l’année précédente. Vous voulez la même chose ? Lisez jusqu’au bout.
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Le geste simple qui change tout
La plupart des guides conseillent de planter la motte au ras du collet. Pour la tomate, c’est une erreur fréquente. La tige produit des racines adventives dès qu’elle touche un sol humide. En enterrant la tige jusqu’aux premières feuilles, vous multipliez littéralement la surface racinaire.
Plus de racines, c’est plus d’ancrage et une meilleure absorption d’eau et d’éléments nutritifs. Le plant devient robuste. Il supporte mieux la chaleur et produit davantage de fruits.
Avantages concrets : rendement, résistance et autonomie
Une motte profondément enfouie développe un réseau souterrain plus volumineux. Le bénéfice est double : la plante puise l’humidité plus bas et elle accède à des réserves nutritives que les racines superficielles ne touchent pas.
Concrètement, vous allez remarquer des grappes plus fournies, des fruits mieux calibrés et une résistance accrue aux épisodes secs. Beaucoup de jardiniers constatent une nette augmentation de la production — parfois près du double selon les conditions.
Comment procéder, étape par étape
- Choisissez le bon moment : plantez par temps doux, hors périodes de canicule. Une exposition au soleil direct de 6 à 8 heures par jour est idéale.
- Préparez la motte : enlevez les petites feuilles basses qui seront enterrées. Laissez uniquement les 2 à 3 sommets verts.
- Creusez : deux options s’offrent à vous.
- Pour des sujets courts : un trou vertical profond. Laissez dépasser seulement la cime.
- Pour des sujets longs et filiformes : une tranchée peu profonde. Allongez le plant, enterrez la tige et redressez la tête vers la lumière.
- Amendements à ajouter : incorporez au fond du trou 1 à 2 litres de compost mûr ou environ 200 g de fumier bien décomposé. Ajoutez une poignée d’orties hachées (30 g environ) et 1 à 2 cuillères à soupe de feuilles de consoude hachées pour stimuler la reprise.
- Remplissage et tuteuration : recouvrez, tassez légèrement et installez un tuteur ou une cage dès la plantation. Attachez sans serrer.
- Paillage : étalez 5 à 8 cm de paille ou de broyat. Le paillage conserve l’humidité et freine les mauvaises herbes.
Règles pratiques pour entretenir vos plants
Espacer les plants favorise la circulation d’air. Comptez 60 cm pour des variétés déterminées et 80 à 100 cm pour des variétés indéterminées. Cela réduit les risques de maladies.
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Arrosez directement au pied, jamais le feuillage. Une irrigation profonde et espacée vaut mieux que des arrosages fréquents et superficiels. Supprimez les gourmands au fur et à mesure pour canaliser la sève vers les fruits.
Pièges à éviter
N’enterrez pas les feuilles jaunies. Ne surchargez pas de azote récent : un excès favorise le feuillage au détriment des fruits. Évitez aussi la plantation trop serrée et l’arrosage par aspersion sur le feuillage — ces erreurs favorisent les maladies cryptogamiques.
Enfin, ne plantez pas au plus fort de la canicule sans ombrage transitoire. La reprise est plus difficile quand la plante subit un stress thermique au moment de la mise en terre.
Testez dès la prochaine plantation
Ce conseil du maraîcher n’est pas une mode. C’est une technique éprouvée qui s’appuie sur la physiologie de la plante. En enterrant la tige, vous multipliez les racines, limitez l’arrosage et augmentez la production.
Alors, la prochaine fois que vous repiquez des tomates, creusez un peu plus. Vous verrez la différence très vite. Votre potager vous dira merci.


