Chocolats de Pâques : Jeff de Bruges, trop cher et riche en cadmium, le pire élève selon l’UFC-Que Choisir

Chocolats de Pâques : Jeff de Bruges, trop cher et riche en cadmium, le pire élève selon l'UFC-Que Choisir

Pâques arrive et les vitrines regorgent de lapins et d’œufs brillants. Vous pensez acheter un chocolat raffiné pour la famille. Attention : l’enquête de l’UFC-Que Choisir pointe un mauvais élève. Jeff de Bruges arrive dernier du classement. Le prix est élevé et la teneur en cadmium pose question.

Ce que révèle l’enquête

En août, l’association a testé une quinzaine de références disponibles en grande distribution et en boutique. Les produits analysés vont de Kinder à Lindt, en passant par Nestlé, les marques de distributeurs comme Carrefour ou Lidl, et des maisons plus haut de gamme comme Jeff de Bruges ou Leonidas.

Les critères étudiés mêlent prix, teneur en sucre et matières grasses, présence d’additifs, labels de durabilité et résidus de métaux lourds. Le Lapin Gaby en chocolat noir garni de Jeff de Bruges arrive bon dernier. Son coût atteint près de 100 € le kilo. Il contient des additifs jugés évitables. Aucun label garantissant la durabilité du cacao n’apparaît sur l’emballage.

Plus inquiétant encore, sa teneur en cadmium est très élevée. L’association souligne qu’avec ce produit, la moitié d’un paquet de 43 g — soit environ 22 g — suffit à dépasser la valeur quotidienne à partir de laquelle un risque ne peut pas être exclu pour un enfant de 25 kg. Voilà qui oblige à redoubler de vigilance pour les plus jeunes.

Pourquoi le chocolate peut contenir du cadmium

Le cadmium est un métal lourd présent naturellement dans certains sols. Il se retrouve dans des aliments courants comme le pain, les pâtes ou les pommes de terre. Le cacao a une particularité. Il peut accumuler le cadmium selon la composition du sol où il pousse.

Le chocolat noir contient davantage de fèves de cacao. Il porte donc un risque plus élevé de concentrer le métal. De plus, certains cacaos d’Amérique latine proviennent de sols où les concentrations sont plus importantes. C’est la raison principale des niveaux mesurés dans certains produits.

Quelles marques surveiller et lesquelles privilégier

L’enquête montre que tous les chocolats noirs ne se valent pas. Certains, comme le Lapin Or de Lindt ou la poule Monoprix Gourmet, affichent eux aussi des teneurs élevées en cadmium. Ils restent mieux notés grâce à un prix plus raisonnable ou des ingrédients de meilleure qualité.

Les produits de grande distribution comme ceux de Carrefour ou Lidl n’apparaissent pas forcément comme les pires. Tout dépend de la recette, du pourcentage de cacao et de l’origine des fèves. La présence de labels (commerce équitable, bio, Rainforest Alliance) peut aussi aider à trier, sans garantir à 100 % l’absence de métaux lourds.

Conseils pratiques pour choisir et offrir du chocolat

  • Pour les enfants : privilégiez le chocolat au lait. Il contient moins de cacao et donc souvent moins de cadmium. Limitez les portions. Avec le produit pointé par l’enquête, évitez plus de 20 g par enfant de 25 kg.
  • Vérifiez l’étiquette : cherchez l’origine du cacao et les labels de durabilité. Un label ne garantit pas l’absence de cadmium. Il signale toutefois des pratiques plus contrôlées.
  • Préférez la transparence : optez pour des marques qui indiquent l’origine des fèves. Les maisons qui tracent leur cacao offrent plus d’éléments pour juger le produit.
  • Comparez le prix au kilo : un prix très élevé n’assure pas une meilleure sécurité sanitaire. Comparez ingrédients et labels avant d’acheter.
  • Variez les plaisirs : offrez des friandises non chocolatées ou des petits jouets pour réduire la quantité ingérée le même jour.

Verdict et gestes simples à adopter

À l’approche de Pâques, le plaisir reste possible. Il suffit d’être informé. L’enquête de l’UFC-Que Choisir rappelle que le chocolat peut contenir des substances indésirables. Elle montre aussi que prix et image ne garantissent pas l’innocuité.

Avant d’acheter, regardez les ingrédients. Privilégiez les produits avec indication d’origine et les labels reconnus. Modérez les portions pour les enfants. Et si vous souhaitez un geste fort, consultez le rapport complet de l’association avant le passage en caisse.

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Auteur/autrice

  • Je suis journaliste culinaire et styliste de table, spécialisée en gastronomie du quotidien et art de recevoir à la française. Ancienne cheffe de partie dans un bistrot parisien étoilé et formée à l’École Ferrandi, j’ai ensuite collaboré avec plusieurs maisons d’édition culinaire. Passionnée par le potager urbain et les herbes aromatiques, je relie cuisine maison et conseils de jardinage pour valoriser les produits de saison. Mon travail met l’accent sur des recettes fiables, des astuces de maison simples et des idées concrètes pour mieux cuisiner chez soi. J’écris pour partager mon expérience et donner envie de créer des moments conviviaux durables.

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