« Créer une nouvelle variété prend cinq à sept ans » — ces mots résument à la fois patience et passion. Ce dimanche, la 23e édition des Fleurs de mai à Saint-Benoît promet d’être un festival de couleurs. Si vous aimez les alstroemères et les agapanthes, vous allez être surpris par le travail qui se cache derrière chaque pétale.
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Un rendez‑vous qui met le jardinage à l’honneur
Les allées vont accueillir des milliers de visiteurs. L’ambiance est printanière, vive et parfois émouvante. Sur certains stands, vous sentez les parfums. Sur d’autres, vous voyez des variétés inédites que l’on ne trouve pas en supermarché.
Parmi les exposants, Turcieflor, une entreprise horticole d’Anjou, présente un large éventail d’alstroemères et d’agapanthes. Ces fleurs attirent par leur diversité de couleurs et leur longévité en bouquet.
La famille derrière les plantes : passion et transmission
Ce ne sont pas de simples producteurs. C’est une famille qui travaille de génération en génération. Elle mélange savoir-faire traditionnel et essais modernes.
Vous verrez souvent les mêmes visages au fil des éditions. Ils racontent des anecdotes de croisements ratés et de succès inattendus. Ils parlent des premiers bourgeons comme d’un petit miracle.
Comment naît vraiment une nouvelle variété
La création d’une variété n’est pas instantanée. Elle suit plusieurs étapes précises. Globalement, comptez entre 5 et 7 ans du premier croisement à la commercialisation.
- Sélection et croisement (1–2 ans) : on choisit les parents pour la couleur, la résistance et la forme.
- Évaluation et stabilisation (2–3 ans) : on observe les descendants sur plusieurs saisons pour garantir la constance.
- Multiplication et essais en conditions réelles (1–2 ans) : on multiplie les plants et on teste en extérieur ou en serre.
- Protection et commercialisation : demande de certificats, étiquetage et lancement sur le marché.
Imaginez un enfant qui grandit : au début, beaucoup d’imprévus. Puis, avec le temps, le caractère se confirme. Ici, c’est pareil, mais avec des fleurs.
Ce que vous pouvez apprendre en visitant
Sur place, les producteurs expliquent leurs méthodes. Ils montrent des plants en cours d’essai. Vous pouvez poser des questions concrètes : comment multiplier une variété, quelles sont les maladies fréquentes, quels sols privilégier.
Certains exposants proposent des démonstrations. D’autres montrent des plans d’expérience et des carnets de sélection. C’est rare et précieux pour qui souhaite débuter la création végétale.
Conseils pratiques si vous achetez des alstroemères ou des agapanthes
- Alstroemères : plantez à 5–8 cm de profondeur. Espacez vos plants de 25–30 cm. Arrosez modérément : environ 2 litres par plant une fois par semaine en période sèche. Supprimez les fleurs fanées pour prolonger la floraison.
- Agapanthes : plantez la motte au ras du sol, profondeur 3–5 cm. Espacez-les de 40–50 cm pour qu’elles s’épanouissent. Au printemps, apportez 50 g d’engrais par mètre carré si le sol est pauvre.
- Terreau et exposition : préférez un sol drainant et une exposition ensoleillée à mi‑ombre. Si votre terrain est lourd, incorporez du sable ou du compost (2 à 3 litres par trou).
- Hivernage : en zone froide, protégez les racines par une couche de paillis de 5–8 cm durant l’hiver.
Pourquoi ne pas manquer la journée ?
Vous venez pour les fleurs, mais vous repartez avec des histoires. Vous rencontrez des gens qui ont inventé des couleurs. Vous touchez des feuilles et vous comprenez le temps investi.
En prime, vous pouvez rapporter des plants exclusifs. Certains stands vendent des variétés testées depuis des années. C’est l’occasion d’acheter une plante « née » après un long travail, et de la voir ensuite fleurir chez vous.
Si vous aimez la nature et la patience, la 23e édition des Fleurs de mai est faite pour vous. Préparez votre visite, prenez des photos et, surtout, posez des questions. Vous repartirez peut‑être avec une nouvelle plante et une belle histoire à raconter.


